DOUCHIE + THE HEAVY EYES ● Supersonic Records, Paris

Le saviez-vous ? Le Supersonic Records est climatisé. Ce n’est néanmoins pas son seul argument en temps de canicule, il faut y ajouter une belle soirée Below The Sun sous le signe du heavy blues et vous obtenez le combo parfait pour une presque fête de la musique.
On débute la soirée avec les parisiens de Douchie (ou Douchie Douchie selon les jours et les gens), duo guitare sèche et percussions. Créé sur les cendres de feu Last Quarter (du coup un demi d’un quartier ça fait un huitième ? OK j’arrête les maths), le projet suit une DA « red neck pouilleux » avec un esprit Do It Yourself assumé mais néanmoins très léché.
Les variations de rythme ne laissent la place à quasiment aucun temps faible, la voix grave et éraillée correspond tout à fait à l’esprit recherché d’un heavy blues crasseux comme on aime. Le cajon endiablé et la guitare folle s’accompagnent d’un fond de basse à base de Moog relié à un clavier d’orgue utilisé au pied (mais clairement pas avec les pieds !).
Le tout est très honnête et sincère, et les regards et sourires entre les deux compères sur scène trahissent surtout une jolie complicité dans ce projet un peu foutraque mais qui mérite vraiment le coup d’oreille. A suivre sur toutes les scènes parisiennes bien vite.







Ensuite c’est le rock dans toute sa splendeur. Retardés de plus de 4 heures par les joies du channel et des blocages d’Eurostar, The Heavy Eyes débarque, branche les instruments et c’est parti sans balances, direct au saut du van, 21H30 tapantes. Et magie, c’est nickel. Grande maitrise musicale, les titres s’enchainent à partir d’une setlist sur téléphones (pas le temps d’imprimer !) et ravissent les connaisseurs présents pour ce tout premier concert parisien qu’ils ne voulaient clairement pas manquer.
Né dans la chaleur étouffante de l’été du Sud américain, le quatuor The Heavy Eyes, originaire de Memphis, est mené par le chanteur/guitariste Tripp Shumake, le bassiste Wally Anderson, le batteur Eric Garcia et le guitariste Matthew Qualls. Ils se sont liés d’amitié autour d’une passion commune pour des légendes du rock comme Black Sabbath et Led Zeppelin, visant un son rock and roll épuré et sans fioritures. Décrits comme un « groupe pyschédélique blues rock qui mixe heavy blues, stoner et influences modernes », le groupe a déjà une longue expérience depuis sa création en 2012 ce qui n’en rend que plus précieux cette première venue à Paris, plusieurs fois reportée par les aléas de la vie mais jamais abandonnée.
Après 2 petits rappels le set se conclue déjà, quelques mots échangés au merch et ils reprendront la route avec un passage par Lille le lendemain et l’Allemagne ensuite. Mais ce court set on l’espère n’est que le début d’une belle histoire avec Paris et la France, ayant trouvé “l’accueil extrêmement gentil et le public heureux de nous voir, nous avons ressenti de l’amour”.
Notre petit bonus habituel, “The Heavy Eyes” est une référence à Gatsby le Magnifique, et au Dr. T.J. Eckleburg !







