ST NEGUS ● Les Caves Saint-Sabin, Paris

Votre envoyée spéciale K-RPM! est allée littéralement « digger » dans d’obscures caves parisiennes un lundi soir pour confirmer sa première impression de St Negus, et sans surprise, c’est validé !
Croisé au Supersonic récemment en première partie des Twin Souls, l’originalité des riffs m’avait laissé un goût de « reviens y » malgré les soucis techniques d’alors. Rendez-vous pris pour la release party aux Caves Saint Sabin en ce 1er juin, histoire d’en savoir un peu plus.
En première première partie on aura droit à un mini set de Chuck Sanchez, un blues assez classique mais bien interprété, quoiqu’avec un peu trop de reverb peut-être. Le personnage se présente seul, expliquant lui même « être peut-être un peu trop insupportable pour un groupe » tout en saluant ses (ex?) musiciens. C’est plutôt sympa et ça ouvre bien la soirée.
Qui commence à se dynamiter ensuite avec Johnny Nasty Boots, mexicain exilé à LA, qui finit se soir la une tournée européenne de 2 mois et quelques 43 dates. On est là sur un blues rock assez énervé, sanguin,rapide et poussiéreux dans le sens roots du terme. La bonne humeur est contagieuse et le public commence à suivre avec envie. Jolie petite découverte !






Place ensuite à la star du soir, St Negus, qui entame avec un petit coup de stress technique, heureusement vite résolu. On ressent à la fois l’impatience du moment et le trac d’officialiser la sortie de son EP, devant un public pourtant conquis d’avance pour la plupart. S’enchaîneront les titres de l’EP donc, intitulé Mumathil, pour un set court mais intense.
Toujours difficile d’étiqueter pour décrire, disons qu’on est sur un heavy blues tendance un peu métal avec des nappes orientales et l’utilisation parfois de l’arabe pour les appuyer et sortir de l’anglais classique et attendu, reflétant les origines de l’artiste et s’intégrant parfaitement au son lourd et gras, tendance métal lent.
Le dossier de presse lui convoque de bien belles influences : Jack White, Lenny Kravitz, Ayron Jones, Rival Sons ou Queens of the Stone Age, rien de moins. Et de détailler : “Sa musique se situe à la croisée d’un rock viscéral entre heavy blues, stoner et soul, où la puissance du rock sert autant à exorciser les blessures qu’à affirmer une vision du monde”.
Quelques petites explications et interactions avec le public maintenant massé devant la scène, notamment pour rendre hommage à un cousin sur Shihab, une inévitable reprise de Black Sabbath et le set est déjà fini..
Le « black zeppelin » comme il a pu être surnommé commence à faire joliment parler de lui, entre un article dans Libération et une interview sur Oui FM, on ne peut que lui souhaiter de continuer à développer le projet, et trouver une salle à la hauteur de son talent !
Mention spéciale aux deux Jérémy qui l’accompagnent, le bassiste métronome et le batteur qui avait visiblement décidé de frapper ses fûts le plus fort possible.
À suivre donc sur les scènes parisiennes et au-delà !
PS on n’aura malheureusement pas pu rester pour la fin avec Valium, groupe plutôt punk à priori, qui a clôturé cette soirée. N’en déduisez donc rien de mal à leur propos !







