AFTER GEOGRAPHY + KOMODOR● La Maroquinerie, Paris

On vous a (peut-être) fait découvrir Komodrag & The Mounodor, on vous a raconté le dernier concert de Moundrag, il est donc temps de laisser la scène à Komodor !
Et c’est pour une soirée en co-plateau qu’on débarque à La Maroquinerie, pour commencer la soirée avec les After Geography. Bien que basés à Lyon, ils commencent à avoir plus que leurs entrées sur les scènes parisiennes, faisant tout juste suite à la première partie de rien de moins que Miles Kane au Trianon la semaine précédente par exemple. Leur pop joyeuse et réconfortante, très beatlesienne, met des sourires sur les visages, que ce soit sur scène ou dans le public. Une petite heure de show plus tard, le public est conquis et l’album A Hundred Mixed Emotions égaillera sans nul doute vos oreilles !




Place ensuite aux gars de Komodor, là aussi pour une grosse heure de live qui semblera bien trop courte. L’album Time & Space est effectivement une capsule spatio-temporelle vers un rock un peu glam et résolument 70’s, moultes inspirations de Bowie a Nazareth en passant par Sweet. De jolies harmonies de voix avec de bonnes grosses guitares et une rythmique solide, pas à dire, on aime l’album.
Mais … petit mais tout de même, car la prestation m’a semblé manquer d’un petit quelque chose, peut-être plus de communication avec le public, pour expliquer certains titres ? Était-ce la pression de la soirée ou le timing finalement court de la prestation qui a bridé la créativité ? Et pourtant ils ont donné de leur personne, sans aucun doute, et la cheville de Goudzou perdue dans l’atterrissage de slam en est la preuve ultime s’il en fallait une (bon rétablissement Goudzou !). Alors quoi ? Difficile à dire avec certitude, en y repensant je parierais sur le temps. C’est chouette un co-plateau mais finalement cela peut s’avérer terriblement frustrant et je pense sincèrement qu’avec un set complet il y aurait eu plus de place pour l’improvisation.
Cela n’enlève strictement rien à la qualité musicale, en live et à l’écoute de l’album qu’on ne saurait trop vous recommander de poncer, bien évidemment, ainsi que de les suivre sur leurs prochaines dates un peu partout en France ! (Il y a même des dates avec Moundrag, profitez en bien !)

Ah oui et notre petit bonus habituel, vous savez d’où ça vient Komodor ?
Et bien l’inspiration première venait des commodo de bécane (NDLR : les commandes de clignotants, essuie-glaces, éclairage), qui a lentement dévié avec un K et une jolie symétrie…Rien à voir donc ni avec les chiens (Komondor), ni avec Lionel Richie, ni avec l’ordinateur… Ceci dit il parait que graphiquement c’est compliqué les K !









words & photos : Caroline Landré
