THE WEALTHY HOBOS + SCOTT H BIRAM● Supersonic Records, Paris

En remède au fameux blues du dimanche soir, chez K-RPM ! on a tenté le blues du lundi soir et franchement c’était pas mal ! Go Supersonic Records donc, sous la pluie, pour découvrir un petit groupe parisien The Wealthy Hobos et un bluesman plus qu’établi, Scott H.Biram.
The Wealthy Hobos ne débarque pas tout à fait de nulle part puisqu’ils parcourent les scènes parisiennes depuis déjà 2014, même du temps de l’ancêtre du Supersonic, l’OPA. Line-up à géométrie variable selon les dates, avec parfois l’ajout d’une basse ou d’un saxophone, ils sont néanmoins très efficaces à deux, guitare / batterie. Leur mojo ? « Se faire kiffer » et accessoirement le public avec.
Avec une voix d’un mec de 58 piges qui fumerait plusieurs paquets de clopes par jour, alors que Sasha ne doit même pas en avoir 30 et n’a jamais fumé de sa vie, on est direct dans l’ambiance, bien entrainés par le rythme d’Antoine derrière les futs, pour un blues rock énergique et engagé.
Pour l’anecdote vous me connaissez, je n’ai pas résisté à l’envie d’en savoir plus sur ce nom… Alors le côté Hobos est à prendre au sens littéral, le vagabond bluesman un peu à l’arrache, auquel on ajoute « la richesse qu’on a en nous et dont on s’entoure aussi », avec une référence appuyée aux Expensive Winos de Keith Richards.







Belle introduction à Scott H.Biram, Texan lui-même un peu hobo à débarquer sur scène avec la bouteille de vin et sans setlist, à l’ancienne et au talent du bon vieux bluesman. D’ailleurs il se nomme lui-même The Dirty Old One Man Band, ce qui représente bien le projet. Pas avare de commentaires, en se rappelant notamment les salles parisiennes dans lesquelles il a déjà eu l’occasion de jouer ces 20 dernières années (et moi je suis donc très en retard sur cette « découverte »). Le bonhomme est visiblement ravi d’être là, et délivre un blues « comme là-bas », simple, efficace et qualitatif. Du bon blues classique, peut-être sans setlist mais clairement pas sans talent, c’est bien ce qu’il fallait pour un lundi soir pluvieux. On vous en recommande donc fortement l’écoute !





words & photos : Caroline Landré
