THE TWIN SOULS ● Supersonic Records, Paris

Direction le Supersonic Records ce vendredi 30 janvier dernier pour découvrir le groupe The Twin Souls de passage à la capitale pour la release party de leur premier album studio Highs & Lows.
Et c’était sans doute LA bonne idée de la semaine, tant ce duo m’a convaincue par leur approche originale mais tellement rock n’ roll : non seulement on part sur un duo guitare / batterie, mais en plus les frangins s’échangent les instruments au cours du set, en toute alchimie, et on alterne de l’un à l’autre au chant, à la guitare, à la batterie, au piano, au thérémine… Le tout sur un rock à la fois écorché vif mais joyeux, bien inspiré par la référence ultime Jack White.
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Guilhem et Martin sont donc frères. Pour une fois je n’aurai donc même pas besoin de me renseigner sur l’origine du nom du groupe !
Originaires de Toulouse, l’aventure The Twin Souls démarre en 2018 et j’aime d’ailleurs beaucoup l’histoire selon laquelle cette idée de groupe vient d’un rêve fait par Martin : « C’était hyper réaliste, je nous ai vu sur scène, échangeant les instruments comme si on jouait dans notre chambre de gosses. Il y avait une guitare, une batterie, un clavier et on faisait tout nous-même ».
Ni une ni deux, le projet est lancé et les garçons partent très vite sur les routes de France et d’ailleurs, avec quelques belles premières parties à leur actif (Reignwolf, Delgres, Skip The Use ou encore FFF).
Deux EP et un LP « collection » plus tard, voici enfin l’album, enregistré en Gironde, mixé en Belgique et masterisé par rien de moins que Bill Skibbe chez Third Man Pressing.



On a l’histoire, on a les références – en plus de Jack White et des Raconteurs, ils citent également The Black Keys et l’inévitable mais qualitatif Royal Blood pour le côté duo – mais du coup ça vaut quoi ? Et bien c’est du très bon : c’est du rock lourd qui envoie avec subtilité, des paroles très connectées, le tout accompagné en live par une énergie folle et de grands sourires communicatifs.
Schyzo qui ouvre l’album est un très bon exemple de ce côté « écorché vif », guitare à fond, voix éraillée, son brut. Highs & Lows, titre éponyme, vous redonnera un coup de boost et War conclut l’album de manière cash, seulement deux minutes et quelques mais hyper intense.
Scéniquement ils réussissent également le pari de ne pas lasser visuellement, ce qui pourrait être le risque avec un duo. Cette interchangeabilité des instruments y contribue bien sûr grandement, leur permettant une mobilité mais surtout une variabilité accrue de la voix au chant qui oscille de l’un à l’autre, frénétique, rauque.








Ce qui est frappant c’est que leur son était déjà là dès leurs débuts, pour preuve le titre Dead End sorti sur leur premier EP de 2019 qui préfigurait déjà de l’album d’aujourd’hui, bien sûr bonifié par l’expérience acquise depuis.
C’est vraiment un mystère pour moi qu’un groupe aussi qualitatif ne soit pas plus connu car il mérite vraiment qu’on y prête l’oreille, écoutez, vous nous en direz des nouvelles !
Une belle découverte, et petite mention spéciale également pour St Negus en première partie, visiblement avec une petite base de fans déjà conquise, rock teinté d’orient, qui a pâti d’un micro récalcitrant à la voix malheureusement pour en apprécier toute la puissance.
words & photos : Caroline Landré
