ALBUM REVIEW ● GRANDMA’S ASHES : BRUXISM

Version française ci-dessous

We’ve been waiting for this for what feels like forever, but of course it is only two years since Grandma’s Ashes presented their debut album, “This Too Shall Pass” to the world. With that debut they set the bar high, and so it was with great intrigue that we dived into their latest offering, “Bruxism”.


The slightly unsettling yet beautifully vivid album cover sets the tone perfectly for the listening experience. The first single, “Sufferer,” and the promo images released simultaneously, immediately signaled that Grandma’s Ashes were moving both onwards and upwards in all respects. The sound of the single was harder and angrier than what we were used to, setting the tone for album itself. That initial impression did indeed continue with the full album, but while “Sufferer” feels like an all-out alt-rock track, the album contains so much more in terms of layers, tones, and colors that multiple listens are required to fully digest it all, both musically and lyrically.

“Nightwalk” immediately gave us goosebumps, evoking a Julee Cruise/David Lynch vibe, sounding like the soundtrack to a dreamy movie, serving almost as a coda to the first single, continuing its mood and taking the listener on a journey. It is this moment that to us encompassed the feelings the entirety of the album gave us. 


Grandma’s Ashes’ debut sounded as professional as possible; the songs were and still are incredible. Bruxism is a clear step up, without taking anything away from its predecessor. The album feels very “now,” especially in its lyrics. In a time when positivity is hard to focus on and seemingly more and more of us are feeling marginalized, the album fits with that sense of unease.

Musically, the influences are wide-ranging. Eva Hägen’s vocals are dreamlike at times and ferocious at others (with a metal growl of “Flesh Cage” and “Dormant” providing one of Bruxism’s most striking surprises). Lyrics explore darker themes — paranoia, anger, and discomfort — yet they remain confident and powerful.


The music of Bruxism are highly theatrical and visual, with songs, instrumental passages, and lyrics that evoke vivid scenes and colors in our minds. Myriam’s guitar work is extraordinary, from expressive solos to ambient passages that initially don’t even seem like guitar playing. Edith’s drumming is as professional as you will hear. The album balances heaviness, melody, and atmosphere perfectly, exceeding expectations. It’s an album that makes us want to put it on again immediately — a “just one more listen” experience. The chorus of “Saints Kiss” lingered in our heads for days. There are more standout moments than there are songs. 


The production is pin-sharp, highlighting all the styles and tones of the band’s sound, perfectly showcasing the tremendous musicianship from all three members, evident not only in their playing but in their technical understanding of their instruments and how to extract exactly the sounds they want — something always apparent in live performances. While we have yet to see the band on their current tour, live performances of one or two songs over the past year suggest the energy of these recordings was created with live shows in mind. There are full-on, brutal moments, and there are beautiful moments, and it’s clear that the band are playing their hearts out on every single one of these tracks.

WORDS AND LIVE PHOTOGRAPHY BY BRIAN DOWNIE

GRANDMA’S ASHES : BRUXISM

Nous attendions cela depuis ce qui semble être une éternité — mais bien sûr, cela ne fait que deux ans que Grandma’s Ashes a présenté au monde son premier album, This Too Shall Pass. Avec ce premier opus, le groupe avait placé la barre très haut. C’est donc avec une grande curiosité que nous nous sommes plongés dans leur nouvelle création, Bruxism.


La pochette, à la fois légèrement dérangeante et d’une beauté saisissante, donne immédiatement le ton de l’expérience d’écoute. Le premier single, “Sufferer”, accompagné de ses images promotionnelles, a tout de suite indiqué que Grandma’s Ashes évoluait, musicalement et artistiquement, vers quelque chose d’encore plus fort. Le son du single, plus dur et plus rageur que ce à quoi nous étions habitués, annonçait déjà la couleur de l’album. Cette première impression se confirme tout au long du disque : si Sufferer sonne comme un pur morceau d’alt-rock, Bruxism va bien au-delà, avec une richesse de couches, de nuances et de couleurs qui demande plusieurs écoutes pour en saisir toute la profondeur, tant sur le plan musical que lyrique.

“Nightwalk” nous a immédiatement donné des frissons, évoquant une atmosphère à la Julee Cruise / David Lynch, comme la bande-son d’un rêve éveillé. Ce morceau agit presque comme une coda au premier single, prolongeant son ambiance et emmenant l’auditeur dans un voyage intérieur. C’est à ce moment précis que nous avons ressenti l’essence même de ce que l’album nous transmet dans son ensemble.


Le premier album de Grandma’s Ashes sonnait déjà d’une incroyable maturité — les morceaux étaient (et restent) remarquables. Bruxism marque une véritable montée en puissance, sans rien retirer à son prédécesseur. L’album sonne résolument actuel, notamment dans ses paroles. À une époque où il devient difficile de se concentrer sur le positif, où beaucoup d’entre nous se sentent mis à l’écart, Bruxism s’inscrit dans ce climat d’inconfort et d’incertitude.


Sur le plan musical, les influences sont multiples. La voix d’Eva Hägen oscille entre la douceur onirique et la fureur pure — avec, Dormant et Flesh Cage, un growl metal inattendu, l’une des plus grandes surprises de l’album. Les paroles explorent des thèmes sombres — paranoïa, colère, malaise — mais avec assurance et puissance.


La musique de Bruxism est profondément théâtrale et visuelle, avec des morceaux, des passages instrumentaux et des textes qui évoquent des scènes et des couleurs vives dans l’imaginaire. Le jeu de guitare de Myriam est exceptionnel, passant de solos expressifs à des ambiances planantes où l’instrument se fait presque méconnaissable. La batterie d’Edith est d’un professionnalisme irréprochable. L’album trouve un équilibre parfait entre puissance, mélodie et atmosphère, dépassant toutes les attentes. C’est un disque qui donne envie d’appuyer sur “lecture” encore et encore — une véritable expérience du “allez, encore une écoute”. Le refrain de Saints Kiss nous est resté en tête pendant des jours. Il y a plus de moments marquants que de morceaux sur l’album.

La production est d’une précision chirurgicale, mettant en valeur toutes les nuances du son du groupe, et révélant le talent immense des trois musiciennes — non seulement dans leur interprétation, mais aussi dans leur maîtrise technique et leur capacité à extraire exactement les sons qu’elles veulent, ce qui transparaît toujours sur scène. Même si nous n’avons pas encore vu le groupe sur sa tournée actuelle, les performances live de quelques titres ces derniers mois laissent penser que l’énergie de ces enregistrements a été conçue pour le live. Il y a des moments bruts et intenses, d’autres d’une beauté bouleversante — et il est évident que le groupe joue avec le cœur sur chaque morceau.

Texte et photos live : Brian Downie